Délégationde Savoie

Parole à… Monique

Pendant longtemps, je me suis dit : le théâtre, je voudrais bien essayer, mais pas en professionnel… Et depuis deux ans, je fais partie de ce groupe amateur, au début, c’était « pour voir ». L’année dernière, nous avons fait un genre de mime à Malraux [Espace Malraux, à Chambéry], en fait, nous avons illustré par des gestes un texte de Dom Helder Camara, texte lu par Elisabeth, mais c’était très différend de la prestation du 29 juin dernier.

On se retrouvait toutes les semaines, le mercredi soir, et on s’est bien entendus, on était tous contents de venir. Au départ, le groupe était de sept, avec trois collégiens qui nous ont rejoints ; puis, pour diverses raisons, nous n’étions plus que cinq, et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à deux, Morgan et moi, pour la première partie, alors, je me suis posé la question : qu’est-ce qu’on va faire tous les deux, Morgan et moi ? Mais petit à petit, nous avons construit cette pièce sur le thème de la fête, en nous disant : il faut penser à tout ce qu’il faut pour faire une fête… Il y a un fond de soi dans les répliques, qui vient de situations que l’on a vécues. La veille de la représentation, je parlais avec mon voisin qui me demandait quel rôle je jouais, je lui ai répondu : le même qu’ici ! Mais dans le rôle, tout est un peu exagéré, c’est le théâtre. Morgan a dit : avec Monique, je peux dire n’importe quoi, il y a toujours une réplique !

Mais jusqu’à la représentation, je pensais : est-ce que ça va marcher ? Heureusement, Morgan et Danièle m’ont rassurée. Pour moi, toutes ces répétitions, ce n’est pas du travail, c’est du plaisir ! Juste 30 secondes d’appréhension avant la représentation, c’est tout. On m’avait dit de fixer un point dans le public, si je ne savais plus trop quoi dire, mais cela ne m’est pas arrivé. Tout de même, j’aurais préféré ne pas répéter juste avant la représentation, et faire plutôt autre chose.

Après, les félicitations, les applaudissements, pour moi c’était comme un cadeau, cela m’a énormément touchée. On m’a dit que l’on ne me connaissait pas comme ça : d’ailleurs, pendant deux jours, j’ai été un peu euphorique ! Plusieurs personnes nous ont dit : quelle mémoire ! Comment avez-vous fait ? En fait, rien n’était appris, nous avions un genre de fil conducteur ; je me suis souvenue que Maman, quand elle était jeune, a fait du théâtre amateur, et à 70 ans passés, elle pouvait encore réciter des rôles par cœur !

Cela fait beaucoup de bien, le théâtre, on s’extériorise en quelque sorte. Et puis on apprend à mieux se connaître entre nous, on parle un peu de tout, ça lie. Un grand merci à Danièle et à Morgan, sans lesquels nous n’aurions rien fait !

Alors avis à tous les amateurs, si vous êtes intéressés, vous êtes les bienvenus.

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